Le séisme de 2010 en Haïti a dévasté le pays, causant de nombreuses victimes et d'énormes dégâts aux infrastructures. Suite à cette catastrophe, les auteurs se sont rendus sur place, ont mené une évaluation des dégâts et ont élaboré des programmes de rénovation parasismique. Si la majeure partie de ces rénovations a porté sur la modernisation classique des logements, des dispositifs de protection sismique (isolateurs et amortisseurs) ont été utilisés pour améliorer la résistance aux séismes importants et historiques. En particulier, une cathédrale endommagée lors du séisme de 2010 et de précédents a été rénovée à l'aide d'isolateurs sismiques. L'objectif de la conception était de minimiser les modifications de la superstructure afin de préserver le caractère historique du bâtiment, tout en améliorant sa résistance aux séismes de forte magnitude. Une caractéristique essentielle de cet édifice est que son principal système de résistance aux charges latérales est constitué de murs en béton armé non armé (URSM). Des modèles mathématiques globaux détaillés des bâtiments ont été soumis à des mouvements avec des accélérations spécifiques au site et compatibles avec le spectre sismique local. L'objectif de la rénovation parasismique est de limiter les taux de dérive et les accélérations des murs afin de protéger les murs en béton armé non armé. Des analyses supplémentaires par éléments finis localisées, des essais in situ et des évaluations de l'état ont été réalisés et ont permis de vérifier l'efficacité de la solution de renforcement sismique.