Le séisme de magnitude 7,8 du 25 avril 2015 et ses nombreuses répliques, dont celle de magnitude 7,3 du 12 mai 2015, ont causé d'importants dégâts aux infrastructures au Népal. Près de l'épicentre, son intensité maximale sur l'échelle de Mercalli (MMI) était de IX. On estime qu'il a fait plus de 9 000 morts et plus de 20 000 blessés. Le coût associé à ce séisme est estimé à environ 5 milliards de dollars américains, soit près d'un quart du PIB népalais. Cet événement est considéré comme la pire catastrophe naturelle qu'ait connue le Népal ces huit dernières décennies. À Katmandou, loin de l'épicentre, l'accélération maximale du sol enregistrée était de l'ordre de 0,15 g. Cependant, le spectre de réponse présente un pic marqué dans la partie haute du spectre. Cette forte accélération spectrale, pour des périodes de 2 à 5 secondes, a causé des dommages importants aux immeubles de moyenne et grande hauteur (dont la période caractéristique se situe dans la plage d'amplification de la réponse du mouvement du sol). Suite au séisme, les auteurs ont évalué les dégâts dans deux régions d'importance nationale, le tourisme : l'Everest et l'Annapurna. On estime que ces régions ont subi une accélération maximale du sol (PGA) inférieure ou égale à 0,1 g. La méthodologie ATC 20 (ATC 1987) a été utilisée pour l'évaluation rapide. Celle-ci a été suivie de la conception de la rénovation parasismique d'immeubles modernes de hauteur moyenne endommagés par le séisme. Pour plusieurs bâtiments, des amortisseurs visqueux sismiques ont été retenus comme solution de rénovation. Ces bâtiments ont constitué la première application de dissipation d'énergie passive au Népal.