Près de 40 % des plus grandes villes du monde et des centaines de millions de personnes vivent dans des zones exposées à des séismes majeurs, entraînant de nombreuses victimes et pesant lourdement sur l'économie régionale et nationale. Les séismes d'Haïti et de Christchurch ont eu des conséquences durables sur la société. Le séisme de 2010 en Haïti a touché 3 millions de personnes et plus de 300 000 sont toujours déplacées. Un effort de reconstruction sans précédent, faisant appel à des matériaux et des artisans locaux tout en respectant les normes internationales, est actuellement en cours pour réparer et consolider 120 000 bâtiments endommagés, permettant ainsi aux habitants de regagner des logements sûrs et de bâtir une communauté parasismique dans ce pays en développement. Les séismes de 2011 en Nouvelle-Zélande ont mis en évidence la nécessité de programmes de réduction des risques sismiques dans les pays développés. En Nouvelle-Zélande, des bâtiments anciens et récents ont été endommagés. Ces dégâts n'étaient pas inattendus, car les normes de construction privilégient la sécurité des personnes plutôt que le développement de communautés parasismiques. Plus de 50 % des 2 400 bâtiments du centre-ville ont dû être démolis. On prévoit plus de 10 milliards de dollars de pertes assurées, ce qui entraînera une baisse de la capacité d'assurance et menacera l'environnement d'investissement du pays. Ce problème est traité par la réduction du risque sismique global pour les bâtiments publics et privés. À Bangkok, où les effets de la longue distance et de la durée des séismes sont particulièrement préoccupants en raison de la nature meuble du sol, le secteur commercial a lancé un programme de renforcement parasismique pour les immeubles de grande hauteur. Un programme systématique de réduction du risque sismique est essentiel, notamment grâce à une bonne compréhension des limites des normes de construction. Une communauté résiliente face aux séismes peut être bâtie si les secteurs public et commercial participent activement à un programme plus vaste.