H. Kit Miyamoto et Amir SJ Gilani
Lors de séismes passés, des bâtiments patrimoniaux ont subi de graves dommages et se sont effondrés, notamment en Italie (2009), à Haïti (2010) et en Nouvelle-Zélande (2011). Ces bâtiments sont généralement constitués de murs en maçonnerie non armée de pierres ou de moellons, présentant une faible ductilité et susceptibles de se rompre dans leur plan ou hors de leur plan, ce qui peut entraîner l'effondrement du bâtiment. La situation est particulièrement critique à Haïti, où la qualité de la conception et de la construction laisse à désirer. Les bâtiments patrimoniaux ont été fortement endommagés lors de séismes antérieurs (dont celui de 2010). Une stratégie d'atténuation, combinant isolation sismique et intervention sur la superstructure, a été mise en œuvre pour la rénovation de certaines cathédrales haïtiennes. Cette méthode réduit considérablement le niveau d'excitation sismique agissant sur les murs existants et limite les travaux de renforcement de la superstructure, préservant ainsi les caractéristiques historiques des édifices. L'application de cette technique à deux cathédrales haïtiennes est présentée.