Le tremblement de terre
Le 12 janvier 2010, Haïti a été frappée par un séisme dévastateur. Le bilan est lourd : plus de 300 000 morts et plus de 200 000 bâtiments détruits.
Les ingénieurs de Miyamoto figuraient parmi les premiers intervenants dans la zone sinistrée. Le PDG de Miyamoto, le Dr Kit Miyamoto, a décrit la situation comme un « paysage infernal où les gens fouillaient le béton à la recherche de leurs proches disparus. Un paysage jonché de tôles tordues et de voitures écrasées sous les bâtiments. »












Le séisme en Haïti fut plus qu'une simple catastrophe naturelle : ce fut un désastre d'ingénierie. On estime que plus de la moitié des dégâts auraient pu être évités grâce à l'application de méthodes de construction parasismiques de base.
Renforcement des capacités
Dans les mois qui ont suivi le séisme, Miyamoto a formé 700 ingénieurs et 7 000 maçons, et a procédé au déblaiement de près de 400 000 bâtiments. Miyamoto a rapidement établi un bureau permanent en Haïti afin de renforcer les compétences locales en ingénierie, tout en aidant les Haïtiens à reconstruire leur pays.






Au fil des ans et en partenariat avec diverses organisations, dont les Nations Unies, la Banque mondiale et l'USAID, Miyamoto a organisé de nombreux programmes de formation pour enseigner des méthodes de construction résilientes aux ingénieurs, aux maçons et aux propriétaires de maisons à travers Haïti.
« Nous le faisons pour la communauté haïtienne, nous les formons à tous les niveaux – du gouvernement jusqu’aux propriétaires – pour leur donner les connaissances nécessaires pour construire un Haïti meilleur. »
Qu’a-t-on appris au cours des onze années écoulées depuis le séisme ? Les méthodes de construction parasismiques sont-elles désormais mises en œuvre en Haïti ? En bref, la réponse est un « oui » sans équivoque. Même dans les quartiers informels non soumis aux réglementations gouvernementales et aux normes de construction, la majorité des habitations sont désormais conformes aux normes en vigueur.
Les résultats
En novembre 2020, Miyamoto a évalué des maçons sélectionnés au hasard dans tout Port-au-Prince. Ces maçons n'avaient pas été formés par Miyamoto et n'avaient pas participé aux opérations de secours suite au séisme de 2010. Plus de 80 % d'entre eux ont réussi les évaluations et ont mis en pratique des techniques de maçonnerie parasismique dans leur travail.

Résultats de l'évaluation :
- Matériaux appropriés et de qualité identifiés et utilisés à 100 %
- 90 % des systèmes utilisent des crochets à 135 degrés qui réduisent les risques de rupture de colonne
- 80 % ont utilisé des normes d'espacement des tirants qui renforcent les colonnes
- 90 % des systèmes utilisent des crochets standard pour fixer les colonnes à leur base
Ces résultats encourageants montrent qu'une décennie de formation aux pratiques parasismiques a non seulement été assimilée par les participants, mais également transmise à une nouvelle génération, et que les meilleures pratiques s'enracinent comme normes professionnelles dans toute la ville.
On espère vivement que l’engagement des Haïtiens à « reconstruire en mieux avant » continuera de renforcer leur résilience et que les compétences acquises soutiendront tous ceux qui œuvrent pour rendre Haïti plus sûre.

