Toute catastrophe est susceptible d'entraîner une série de risques en cascade, chaque aléa en déclenchant une nouvelle chaîne de dangers – et la guerre ne fait pas exception. Le risque, largement latent, que représentent les matériaux de construction contenant de l'amiante, généralement présents dans les bâtiments encore debout, devient un grave danger à long terme lorsque des bombes ou des tremblements de terre réduisent des édifices en ruines. Ceci engendre des risques sanitaires longtemps après la destruction initiale. Il est donc crucial que les plans de relèvement et de reconstruction prennent en compte ce risque à long terme afin d'éviter de futures catastrophes sanitaires.
La guerre en Ukraine a semé la désolation dans les zones urbaines et a déjà contraint plus de six millions de personnes à fuir, tandis que les forces russes continuent de bombarder leurs quartiers. Nous espérons que la guerre prendra bientôt fin et que les familles pourront rentrer chez elles.
Cependant, la guerre aura également des répercussions en cascade et à long terme, notamment une catastrophe environnementale secondaire causée par l'amiante non maîtrisée. Cela engendrera sans aucun doute des risques sanitaires importants et durables pour les résidents et pour ceux qui viendront prêter main-forte aux efforts de reconstruction.
L’un des problèmes les plus préoccupants est celui de la contamination sans précédent à l’amiante, à une échelle à laquelle le monde est mal préparé.

